L'équipe Pélicandrome
L'équipe Pélicandrome

 
 
Placée sous l’autorité du commandant Octavien MESCHINI, Directeur des Unités Territoriales, et de son service « équipes spécialisées » dont a la charge le lieutenant Joël MATEOS, l’équipe pélicandrome est un maillon peu visible mais essentiel dans la lutte contre les feux de forêts.

Dirigée par un personnel des services techniques par ailleurs sapeur-pompier volontaire, le sergent Antoine BOURDIEC, cette entité dispose de 2 infrastructures, sur la plate forme aéroportuaire de Bastia-Poretta et sur l’aéroport de Sainte-Catherine à Calvi.
 
Les pélicandromes sont en effet des infrastructures aéroportuaires, propriétés de l’Etat, permettant l’accueil, le ravitaillement et l’avitaillement des avions bombardiers d’eau. Ils ont donc pour fonction le remplissage au retardant ou en eau des soutes des avions terrestres de la sécurité civile (types Tracker (CS2F) ou DASH), mais également d’avions amphibies (Canadair (CL 415)) lorsque les plans d’eau ne sont pas utilisables.
Sur ces bases, l’appareil de prédilection demeure le « tracker » véritable  outil du G.A.A.R (Guet Aérien Armé et de Reconnaissance), qui, chargé en retardant, patrouille au dessus des secteurs sensibles aux éclosions des feux de foret, conformément à la doctrine officielle Française en la matière et notamment les notions d’anticipation et de maitrise des éclosions au stade initial qui conduisent à mettre en place lors des journées à risque un dispositif terrestre et aérien de surveillance dissuasive.

C’est ainsi que ’utilisation de moyens aériens terrestres (Trackers), comme premier maillon de la détection des feux de forêt lors de la mise en place de G.A.A.R, a nécessité la création de pélicandromes dans les années 80, et de fait, la formation des personnels nécessaire à leurs fonctionnements.
 
Le retardant est un produit chimique (polyphosphate d’ammonium) additionné d’oxyde de fer, qui donne une coloration rouge et permet de visualiser les largages. Il est totalement inoffensif pour l’environnement. En se décomposant au contact de la chaleur il ignifuge partiellement les végétaux et réduit la vitesse et l’intensité de la pyrolyse. Il est sept fois plus efficace que l’eau.
 
L’objectif des 20 à 25 personnels qui arment ces pélicandromes est donc de remplir rapidement tous types d’avions  participant à la lutte contre les feux de forêt, en effet, éviter un temps d’immobilisation trop important est un gage d’efficacité. Pour ce faire, ils disposent de 2 niveaux d’emplois :
  • L’équipier pélicandrome, titulaire de l’unité de valeur PEL1 « module 1 », qui est capable, sous l'autorité d'un chef d’équipe, de mettre en œuvre une ligne d’alimentation du pélicandrome vers les aéronefs  dans le respect de la réglementation en vigueur, de visualiser toutes les anomalies qui auraient échappé à la vigilance du chef d’équipe.
  • Le chef d’équipe pélicandrome ou parqueur, titulaire de l’unité de valeur PEL2« module 2 », qui est capable de diriger une équipe de 2 à 4 personnels tous en assurant le guidage au sol des aéronefs dans le respect de la réglementation en vigueur.
 
Ces personnels sont Sapeurs-Pompiers Professionnels et Sapeurs-Pompiers Volontaires du Corps Départemental. Du fait de la localisation géographique des infrastructures, ils sont de préférence affectés dans l’un des centres d’incendies et de secours des groupements de Bastia et de Balagne. Par ailleurs, de façon à pouvoir être réactif et répondre de manière rapide à l’armement des pélicandromes hors période estivale notamment, l’ouverture de l’équipe à des agents P.A.T.S du S.D.I.S. 2B, par ailleurs Sapeurs-Pompiers Volontaires est encouragée.
 
Si l’essentiel de l’activité s’effectue pendant la saison estivale, les périodes d’activation des pélicandrome étant généralement celles comprises entre juin et septembre, le S.D.I.S 2B est en mesure de mobiliser tout au long de l’année l’équipe pélicandrome à la moindre alerte.


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